Responsabilité - déontologie
L'urbaniste doit s'acquitter d'un certain nombre d'obligations professionnelles. Il prends ainsi des responsabilités civiles, mais aussi administratives, voire pénales. Le débat sur la responsabilité, entamé depuis longtemps par la profession est intimement lié à la question de la formation, de la qualification et celle du statut professionnel de l'urbaniste. Depuis 1985, les urbanistes français prennent appui sur la Charte Européenne des Urbanistes l'accord fondateur et la déclaration internationale des instituts et associations d'urbanistes professionnels des pays de la CEE. L'annexe C de ce document traite des devoirs professionnels des urbanistes. Ce corpus est complété par la Nouvelle Charte d'Athènes du CEU (1998), dont une version française a été élaborée par la SFU. Il s'agit d'une remise en perspective de la fameuse Charte d'Athènes de 1933, mettant plus l'accent sur une vision de la "ville cohérente" et les nouveaux systèmes de gouvernance imposant un processus de révision continu. Une large part y est consacrée aux "engagements des urbanistes" de toutes origines et de tout statut d'exercice. L'Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (OPQU), fondé par les associations d'urbanistes français, dont la SFU et la confédération CFDU, a également placé d’emblée son action dans le cadre de la Charte Européenne des Urbanistes. Son programme triennal publié en 2007 comporte un volet sur la déontologie. Les membres de la SFU s'engagent, en signant la "Charte de Déontologie de l’Urbaniste", au moment de leur demande d'admission à la SFU. Cette déontologie professionnelle est également demandée pour l'obtention de la qualification professionnelle d'urbaniste auprès de l'OPQU. En ce sens, cette responsabilité répond aux valeurs qui ont inspiré les fondateurs de l'OPQU, dans une démarche proche de celle des journalistes pour l'obtention de la carte de presse, nécessaire à l'exercice de leur profession. Cette démarche est également proche de celle de nos amis canadiens francophones (savoir plus), qui s'appuient toutefois sur une règlementation plus affirmée de la profession, diversifiée suivant les provinces, allant jusqu'à l'existence d'un ordre, comme l'Ordre des Urbanistes du Québec. Le 4 octobre 2010, à Montréal,, un arrangement a été signé entre l'OUQ et l'OPQU, pour un engagement sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles entre l’Ordre des urbanistes du Québec et l’Office professionnel de qualification des urbanistes. La SFU, estimant qu'une organisation professionnelle qui entame son deuxième centenaire doit agir en responsabilité, considère largement le temps venu pour mettre au cœur du dispositif professionnel tout à la fois, la qualification et la déontologie, d'où une licence d'exercice et donc une carte professionnelle. |
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