La S.F.U. instaure un débat permanent sur l'évolution des villes, des territoires, des populations et des activités qui les occupent. Elle formule des propositions pour tout ce qui concerne l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Elle fait connaître par tous les moyens la spécificité de l'urbanisme et la profession d'urbaniste.
(En 2006, la S.F.U. est dotée de 21 délégations régionales qui regroupent 450 sociétaires.)
Vision et mise en œuvre
Au lieu d'assimiler simplement la ville à un ensemble bâti organisé par des fonctions contemporaines appliquées à une structure physique et culturelle héritée le plus souvent du passé, les Urbanistes professionnels regroupés au sein de la S.F.U. s'attachent à considérer la ville et les territoirs dans toute leur complexité. Le développement durable est fondé sur la prise en compte de cette complexité. Le développement des sociétés humaines sur la Terre s'est toujours accompli à travers des mythes de souveraineté de l'homme sur la création. Jusqu'à la révolution industrielle, cet affrontement était plutôt déséquilibré dans le sens de la force de la nature et de la faiblesse des entreprises humaines. L'explosion démographique conjointe avec les révolutions technologiques a re-déséquilibré, dans l'autre sens, le rapport homme/nature. Dans le mÍme temps, la rÈvolution culturelle nécessaire n'est pas intervenue et l'habitant n'a pas été pris dans sa totalité. L'homme est resté prométhéen et ses établissements se sont de plus en plus comportés comme des parasites de la Nature, lui prenant tout et ne lui rendant rien, sinon des déchets inassimilables. La création, le maintien et le développement des établissements humains supposent une mutation non plus le parasitisme mais la symbiose, c'est-à-dire l'association durable et réciproquement profitable de deux organismes vivants : l'établissement humain et la nature.
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